
Si votre retraite ne suffit plus, attention : cette vente immobilière méconnue change tout pour les propriétaires – Bourse Inside
En pleine flambée du coût de la vieillesse, de plus en plus de Français misent sur le viager pour compléter leur retraite. À quels profils, montants et risques cette vente pas comme les autres s’adresse-t-elle vraiment ?
En France, un fossé grandit entre le niveau des pensions et le coût de la vieillesse. En 2024, 76 % des plus de 75 ans sont propriétaires de leur logement, selon le magazine Capital, mais 78 % des retraités déclarent qu’il leur manque en moyenne 531 € par mois pour vivre confortablement. Quand le coût moyen d’une maison de retraite atteint 2 418 € par personne alors que l’Aspa plafonne à 1 034 €, l’équation budgétaire devient intenable.
Face à cette pression, de plus en plus de propriétaires âgés se tournent vers le viager pour améliorer leur retraite. Pour Notre Temps, qui relaie ces données, « Le viager apparaît de plus en plus comme une alternative crédible à l’immobilier classique ». Sophie Richard, fondatrice du réseau d’agences immobilières spécialisé dans le viager Viagimmo, résume même : « Le viager, c’est comment transformer la pierre figée en retraite mobile ». L’outil reste pourtant méconnu, alors qu’il permet d’augmenter ses revenus sans quitter son logement.
Comment le viager améliore la retraite des propriétaires
Dans une vente en viager, l’acheteur verse un capital initial, le bouquet, puis une rente mensuelle à vie. Dans environ 80 à 90 % des cas, il s’agit d’un viager occupé : le vendeur garde le droit d’habiter le logement. Capital cite un bien de 300 000 € vendu par une femme de 68 ans avec un bouquet de 50 000 € et une rente de 341 € par mois.
En viager libre, le vendeur remet les clés et la rente augmente. Pour ce même logement de 300 000 €, la vendeuse de 68 ans peut percevoir 1 141 € par mois avec un bouquet identique de 50 000 €. Ces rentes peuvent couvrir une part importante des frais de résidence seniors ou d’Ehpad, tout en évitant un crédit coûteux. Le même média évoque aussi un bien de 500 000 € : à crédit, la mensualité atteint 2 515 € pour un coût total de 244 000 €, contre une rente de 584 € en viager occupé avec le même bouquet de 80 000 €.
Des vendeurs en viager de plus en plus jeunes en France
Longtemps associé aux très grands âges, le viager change de visage. Notre Temps constate que « les vendeurs en viager sont de plus en plus jeunes ». Sophie Richard observe un glissement de vendeurs de 70 à 72 ans vers des profils de 62 ou 63 ans. Les spécialistes jugent l’opération pertinente à partir de 65 ans, avec environ 20 ans d’écart d’âge avec l’acheteur.
Beaucoup de ces propriétaires sont riches en pierre mais pauvres en liquidités. Leur maison représente l’essentiel de leur patrimoine alors que leur compte courant se vide, surtout avec la hausse des coûts de santé. Le viager leur offre un revenu complémentaire garanti et un capital immédiat qu’ils affectent à des travaux, à l’aide aux enfants ou à la préparation d’une entrée en Ehpad.
- source : Bourse Inside